|
Des avantages à profusion
Les avantages environnementaux que procure
lutilisation des plantes indigènes sont nombreux
et manifestes. Ces avantages découlent principalement
du fait que les plantes indigènes sont parfaitement
adaptées aux conditions locales. Il arrive donc très
rarement que lon doive employer des pesticides pour
venir en aide aux plantes indigènes cultivées.
Cela est encore plus vrai si elles sont cultivées
dans le cadre dun jardin naturel et non pas dans une
plate-bande traditionnelle. Les plantes indigènes
démontrent une bonne résistance aux insectes
ravageurs et autres agents pathogènes. Cela est probablement
dû au fait que les espèces indigènes
sont le fruit dun long processus évolutif au
cours duquel la résistance aux agents pathogènes
a été essentielle pour la survie de lespèce.
Cette résistance a des répercussions directes,
sur le plan environnemental, car elle limite lemploi
des pesticides et autres produits potentiellement nocifs
pour lenvironnement.
Ladaptation des plantes indigènes
aux rigueurs du climat aide également la cause
environnementale. Un jardin composé de plantes
indigènes est beaucoup moins sensible aux écarts
de conduite de Mère Nature. Que lon songe
simplement à la sécheresse du mois de juin
dernier. Les pelouses, les potagers et même les
plates-bandes de certains coins du Québec doivent
leur survie aux jardiniers qui les ont soigneusement abreuvés
pendant la canicule (parfois même en cachette, au
risque de se faire dénoncer par un voisin jaloux!!!).
Les plantes indigènes ont, pour la plupart, pris
leur mal en patience et elles ont attendu la prochaine
pluie même si elle fut lente à venir. À
une époque où les compteurs deau commencent
à pointer le nez dans de plus en plus de municipalité,
les plantes indigènes peuvent donc savérer
un choix écologique.
De manière plus générale,
lutilisation des plantes indigènes présente
des avantages en ce qui a trait à la conservation
de la diversité biologique. Cela est vrai à
la fois pour la conservation des espèces en tant
que telles, et pour la conservation de la diversité
des milieux naturels. Il est facile de concevoir que le
fait de cultiver des plantes indigènes puisse aider
à maintenir les espèces végétales.
Par exemple, si plus de jardiniers, pour autant quils
disposent du milieu adéquat, se mettaient à
cultiver du Ginseng à cinq folioles (Panax quinquefolium)
dans leur jardin, les chances de survie de lespèce
augmenteraient certainement. Toujours sur le plan de la
conservation, la présence dun sous-bois,
dune dépression humide ou dune terre
plutôt inculte et rocailleuse a longtemps été
considérée par le jardinier comme un obstacle
à laménagement paysager. De ce fait,
bien des milieux naturels intéressants ont été
remplacés par des pelouses stériles. Avec
lutilisation des plantes indigènes et surtout
avec la création de jardins naturels, ces obstacles
deviennent des occasions uniques délargir
la palette de composition, ce qui permet de conserver
et de mettre en valeur toute la diversité des milieux
naturels dici.
Les avantages économiques arrivent
également en tête de liste lorsquil
sagit de demander aux gens quelles sont les raisons
qui les poussent à utiliser des indigènes.
Il faut souligner que les arguments pécuniaires
sont toujours très convaincants et dans lère
dincertitude économique que nous traversons
actuellement, chacun essaie de rentabiliser les dollars
quil investit.
Tel quindiqué plus haut, le
fait de limiter les besoins en terme de pesticides a des
conséquences positives sur lenvironnement,
mais cela a également des conséquences positives
sur le plan économique. Il est facile de concevoir
que si le besoin est moindre, la dépense le sera
également. Cela représente peut-être
bien peu quand il sagit dun seul individu, mais
que lon songe aux économies substantielles
que cela pourrait représenter pour les services despaces
verts municipaux ou pour les gouvernements et, par conséquent,
pour les payeurs de taxes.
Le fait daménager avec des plantes dici
permet dautres économies. Rappelons que les
plantes indigènes, vu leur longue évolution
dans les conditions climatiques dici, sont particulièrement
bien adaptées aux rigueurs de lhiver. Employés
dans le milieu approprié et en respectant leur
rusticité (ce qui pose rarement problème
puisquune grande partie dentre eux sont de
zone 3) les végétaux indigènes ne
demandent pas de protection hivernale. En plus de se traduire
par des économies dachat déquipement
de protection hivernale (jute, géotextile, cône
de polystyrène, etc.) cela se traduit par des économies
supplémentaires liées à la diminution
des pertes de végétaux.
|