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Mai 2003
Les espèces
envahissantes, une menace pour la biodiversité
Bonjour chers
clients et amis,
Chaque
mois, le bulletin technique aborde un sujet de saison qui, nous
l’espérons, vous permettra d’actualiser vos connaissances au
sujet de l’utilisation des espèces indigènes en aménagement.
Bonne lecture et n’hésitez pas à nous transmettre vos
commentaires et suggestions.
Les
mauvaises herbes du XXIe siècle
La notion de
mauvaises herbes est une question de point de vue. On songe
d'abord aux espèces sauvages qui se glissent dans nos jardins et
nos cultures, mais avez-vous songé un seul instant que parfois ce
sont nos espèces horticoles qui s’échappent dans la nature et
qui deviennent envahissantes, voire même menaçantes?
En effet,
plusieurs espèces introduites dans nos contrées se sont ensuite
propagées dans la nature assez efficacement pour représenter une
menace à l’équilibre des habitats naturels. Les chercheurs
estiment que parmi les quelques 300 espèces envahissantes recensées
en Amérique du Nord, entre 50 et 85% sont des introductions
horticoles.
Les ravages
Les espèces
envahissantes forment souvent des colonies pratiquement pures. Ce
faisant, elles délogent les espèces indigènes ce qui a pour
effet de modifier les conditions des écosystèmes comme la nature
du sol, le régime hydrique ou les conditions de luminosité des
habitats. Parfois, les espèces envahissantes s’hybrident avec
de proches parents indigènes ce qui a pour effet de polluer le
bagage génétique des populations indigènes. De plus, ces espèces
introduites supportent une faune et des pathogènes non indigènes
qui peuvent à leur tout avoir un impact sur les habitats et leurs
habitants. Les dommages causés par ces espèces paraissent
surtout d’ordre environnemental, mais les coûts reliés à la
lutte pour combattre ou limiter les dégâts environnementaux
alourdissent davantage le tableau.
Flora non
grata
Voici
quelques espèces que l’on rencontre au Québec et que l’on
peut considérées à risque ou dangereuses
Anthriscus sylvestris
Coronilla varia
Fallopia japonica (Polygonatum cuspidatum)
Hesperis matronalis
Lotus corniculatus
Lythrum salicaria
Rhamnus cathartica
Robinia pseudo-acacia
Valeriana officinalis
Il s’agit
d’une courte liste qui pourrait prendre des proportions plus
alarmantes à mesure que la popularité des « mélanges de
fleurs sauvages » bon marché augmente et que le contenu des
ces mélanges n’est soumis à aucun contrôle ni analyse.
Les
solutions
Afin de
limiter l’impact des ces espèces sur les milieux naturels, il
est fortement suggéré des ne pas les planter ou de les utiliser
avec prudence dans des habitats urbains, loin des habitats
naturels. Il est également conseillé de choisir avec
circonspections les mélanges de semences qui serviront à la
naturalisation afin de ne pas introduire de nouvelles espèces indésirables.
À bientôt,
L’équipe Indigo
Le
mois prochain : Multicellules, multicavités, petits
pots ou grands pots, comment choisir...
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P.S. : Visitez-nous lors de la 6e
édition du Rendez-vous
horticole du Jardin botanique de Montréal du 21 au 25 mai
prochains. Au plaisir de
vous y rencontrer
Si vous souhaitez ne plus recevoir
mensuellement notre bulletin technique ou si vous le recevez en
double, merci de nous en aviser en nous contactant à
l’adresse info@horticulture-indigo.com
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