Janvier 2009
Les carex: à découvrir ou à redécouvrir!
Par
Claire Bélisle
Bonne
année chers clients et amis! Chaque mois, le bulletin technique aborde un sujet de saison
qui, nous l’espérons, vous permettra d’actualiser vos
connaissances au sujet de l’utilisation des espèces indigènes
en aménagement. Bonne lecture et n’hésitez pas à nous
transmettre vos commentaires et suggestions.
À
l’exception des Îles Galapagos et de l’archipel Kerguélen,
le genre Carex pousse
partout dans le monde. Le Québec abrite près de 200 des 2000
espèces identifiées à l’échelle de la planète. Pourtant,
les jardiniers le connaissent encore très peu.
Un peu de botanique
Presque
toujours classés avec les Poaceae
(les graminées), les carex n’en appartiennent pas moins à la
famille des Cypéracées. La ressemblance des feuilles étroites
et rubanées des plantes de ces deux groupes en est la cause. Il
suffit d’observer la tige pour distinguer les deux familles:
celle cylindrique des graminées est renforcée de nœuds et
s’appelle chaume; celle des Cypéracées est triangulaire et dénuée
de nœud.
Jolies plantes de
milieux humides
Généralement,
les carex peuplent les sous-bois et les prairies humides de même
que les marais et le bord des étangs. Cela ne veut pas dire
pour autant que le jardin de ville devrait s’en priver! Au
contraire, la présence des divers carex aux abords des bassins
d’eau et dans les jardins de pluie est des plus appréciées.
Parce qu’il affiche un grande tolérance aux sols inondés,
mais aussi parce qu’il supporte les périodes de sécheresse
occasionnelle, l’un des carex les plus populaires pour les
jardins de pluie est d’ailleurs Carex
stipata, ou
carex stipité. Cette espèce très ornementale produit un beau
feuillage vert semblable à celui des hémérocalles qui est
surmonté en été de gros épis brun-vert dont les oiseaux
raffolent.
D’autres
espèces prolifèrent à l’ombre et à la mi-ombre dans des
sols très humides, voire mouillés. Ils remplacent
avantageusement les hostas qui, dans de telles conditions,
deviennent vite le resto-bar des limaces le plus couru du
quartier! Carex
intumescens ou carex gonflé prend la vedette à la
fin de l’été avec ses fruits vert clair qui tranchent bien
avec son feuillage vert foncé. Cette espèce se cultive aussi
au plein soleil où son feuillage conserve sa teinte sombre. Ce
n’est pas le cas de Carex
plantaginea (carex plantain ou laîche à feuilles
de plantain). Ses jolies feuilles persistantes forment de longs
rubans froissés vert brillant qui préfèrent l’ombre au
soleil et forment un splendide couvre-sol. Moins friand des sols
mouillés, ce carex accompagne les fougères et les bulbes
printaniers dans la plate-bande ou le sous-bois riche et frais.
Parmi
les carex les mieux adaptés à la culture en plate-bande, on ne
peut passer sous silence le splendide Carex
grayi (carex
de Gray). À la fin de l’été, son feuillage vert lime
s’orne de gros fruits vert-jaune qui ressemblent à des
massues hérissées de pointes. Ces fruits très décoratifs
brunissent en séchant et persistent sur le plant très
longtemps. Excellent choix pour la naturalisation, il se cultive
en contenant ou dans les sols frais qui peuvent être inondés
temporairement.
Pour
recréer un milieu naturel où les oiseaux trouvent leur compte,
on se tourne d’emblée vers Carex
bebbii (Carex de Bebb), Carex
crinita (carex crépu) et Carex
lurida (carex luisant). Tous trois se cultivent dans
la terre à jardin fraîche et humide de la plate-bande, au
soleil. Le carex luisant pousse également à la mi-ombre où
ses feuilles dressées vert clair deviennent un phare lumineux
parmi les végétaux plus foncés. Quant au carex crépu, son
feuillage très souple et gracieux de même que des épis
tombants des plus charmants en font une plante indispensable en
bordure du bassin. Enfin, la floraison printanière du carex de
Bebb a de quoi séduire avec ses petites cocottes vert-brun très
décoratives qui font de jolies fleurs séchées. De plus, il
est l’un des plus faciles à cultiver!
À
l’avenir, pensez Carex!
Le mois prochain : Coup d’œil
sur le cystoptère bulbifère
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2008 Nouveautés Indigo pour la
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2008 Coup d'œil sur les anémones
Septembre
2008 Bulbes, racines et rhizomes,
l'ABC pour bien procéder
Août
2008 La sémantique de la
renaturalisation, un lexique horticole qui se précise.
Juillet
2008 Sur la Côte Nord, après les
VTT, les plantes indigènes...
Juin
2008 Coup d'œil sur le lis du
Canada
Mai
2008 Des plantes sauvages médicinales
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Avril
2008 Réponses Indigo à cinq
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Mars
2008 Coup d'oeil sur le scirpe noirâtre
Février
2008 Recettes infaillibles pour
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