Bulletin
technique Indigo janvier 2006
Utiliser les plantes indigènes, un peu,
beaucoup, passionnément...
Bonjour chers clients et amis, chaque
mois, le bulletin technique aborde un sujet de saison qui, nous
l’espérons, vous permettra d’actualiser vos connaissances
au sujet de l’utilisation des espèces indigènes en aménagement.
Bonne lecture et n’hésitez pas à nous transmettre vos
commentaires et suggestions.
Certains irréductibles de l’utilisation
des plantes indigènes estiment que l’on devrait utiliser
uniquement des espèces indigènes propres à la région et
exclure toutes les espèces introduites et les cultivars. Chez
Indigo, nous croyons plutôt que l’utilisation des espèces
indigènes peut se faire à divers degrés d’intensité allant
de la communauté d’espèces indigènes constituant un écosystème
en soi, à la plante indigène individuelle utilisée comme spécimen.
Dans un projet de restauration écologique,
l’utilisation d’espèces exclusivement indigènes est
requise afin de préserver ou de rétablir la valeur écologique
du lieu. Toute utilisation d’espèces introduites ou de
cultivars risque de nuire aux espèces indigènes et constitue
une détérioration potentielle de la qualité environnementale
du site. De plus, les espèces exotiques n’ont pas forcément
le même potentiel faunique que les indigènes et peuvent aussi
servir d’invitation à certaines espèces animales exotiques
à l’écosystème.
En revanche, dans la plupart des projets de
naturalisation, les spécialistes s’entendent pour dire
qu’une certaine proportion d’espèces introduites ou
exotiques peuvent être utilisées afin de répondre à des
besoins précis. Par exemple, dans le but de stabiliser des
pentes fortes, on fait souvent appel à des légumineuses ou à
des graminées qui ne sont pas nécessairement typiques du site
à naturaliser.
L’aménagement paysager peut également
proposer des approches faisant plus ou moins appel aux espèces
indigènes. Un jardin naturel ou un jardin sauvage fera grand
usage de plantes indigènes sélectionnées pour leur capacité
à s’adapter aux conditions du site ou à fournir un habitat
faunique de qualité. Mais il est également possible
d’introduire une espèce indigène dans un aménagement
paysager de type traditionnel simplement dans un but ornemental,
d’ailleurs plusieurs espèces se démarquent par leur grande
beauté.
L’ensemble de ces approches est
avantageux pour les utilisateurs, humains ou animaux, des
espaces verts qui en résultent. Que ce soit un peu, beaucoup ou
passionnément, toutes les fois où une espèce indigène est
utilisée, des bénéfices sont obtenus.
Pour apprécier en image les possibilités
liées à l’utilisation des espèces indigènes, consultez le
lien suivant : Échelle
d’utilisation des espèces indigènes
Vos
commentaires sont toujours les bienvenus
Isabelle
Dupras
Équipe Indigo
Le
mois prochain : La vie de chalet… un jardin sans
entretien.
Sujets
des bulletins de 2005
Janvier
2005
Les plantes indigènes à feuillage
persistant
Février
2005
Les dix espèces indigènes les plus
utiles en aménagement
Mars 2005
Coup d'oeil sur le gingembre sauvage
Avril 2005
Plantes indigènes pour milieux humides
Mai 2005
Chronique entomologique : la tétranyque
à deux points
Juin
2005
Les plantes indigènes grimpantes
Juillet
2005
Coup d’œil sur le capillaire du
Canada
Août 2005
Créer un pré fleuri à partir de
multi-cellules
Septembre
2005
Restaurer des communautés d’insectes
par l’utilisation de plantes indigènes
Octobre
2005
Changement de nom chez les plantes;
quelques principes de nomenclature
Novembre
2005
Coup d'oeil sur la primevère
laurentienne
Décembre
2005
Désigner un emblème floral
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