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Devis d'implantation pour les mélanges de semences
L'implantation d'un mélange de semences
pour la naturalisation est une tâche relativement
simple, mais comme il s'agit d'un champ d'expertise relativement
nouveau les données appropriées concernant
l'implantation de ces mélanges sont rares et les
sources d'informations souvent contradictoires. Dans le
présent document, Indigo vous présente des
techniques d'implantation éprouvées pour ces
types de mélanges. Les informations de ce guide pourront
vous aider à mieux planifier et effectuer vos projets
d'implantation de mélanges de semences.
La qualité du mélange de
semences est primordiale. En optant pour les mélanges
de semences d'Indigo vous vous assurez d'avoir les meilleurs
mélanges qui soient. Nos mélanges ne contiennent
que des semences de première qualité et ils
sont exempts de paillis ou de tous déchets de plantes.
Lorsque vous ouvrirez votre sac de graines pour la première
fois, vous serez frappés par la qualité du
contenu. Vous y trouverez une multitude de graines bien
fraîches, de couleurs et de formes variées,
qui sont le signe d'une composition soignée.
Afin d'obtenir les meilleurs résultats
possibles, lisez bien le présent document. Il vous
indique toutes les étapes à suivre afin d'établir
une prairie sauvage de qualité dont vous serez entièrement
satisfaits.
Surtout, soyez patients. Une véritable
prairie sauvage viable à long terme ne s'obtient
pas en quelques semaines. Au cours de la première
saison, il y aura certainement beaucoup moins de fleurs
que dans les populaires mélanges d'annulles que l'on
retrouve souvent sur le marché. Toutefois alors que
ceux qui ont planté ces mélanges économiques
verront la beauté de leur prairie disparaître
d'année en année, la vôtre resplendira
de plus en plus au fil du temps..
Le choix du site
Le choix du site est une des étapes les plus importantes
dans la réussite d'une prairie sauvage. Avant même
de vous procurer un mélange de semences, vous devez
déjà connaître l'endroit exact où
vous souhaitez implanter votre prairie sauvage, car chaque
site a des caractéristiques particulières
qui font que certaines espèces s'y établiront
mieux.
Vous pouvez choisir d'implanter une prairie
sauvage dans une grande plate-bande ensoleillée d'au
moins 1,5 m de large ou, bien entendu, dans un champ ou
tout autre vaste espace ensoleillé dont vous disposez.
En général, on ne recommande pas l'établissement
d'une prairie sauvage sur une surface dont la superficie
est inférieure à 100 m2 car il est difficile,
voire impossible, de créer un équilibre naturel
dans de si petites superficies.
À moins d'avoir un sol qui présente
des conditions de culture très mauvaises (argile
pure, sable pur, compacité extrême, etc.) il
n'est aucunement nécessaire d'amender le sol avec
une terre noire, du fumier, du compost, du sable ou autre.
Les fleurs sauvages sont très résistantes
et préfèrent les sols pauvres. De plus, l'apport
de terreau peut parfois occasionner des problèmes
de mauvaises herbes car les terreaux en vrac sont rarement
stérilisés.
En résumé à propos
du choix du site:
4 heures d'ensoleillement au minimum
100 m2 au minimum
Ne pas s'inquiéter de la nature du sol, mais bien
connaître ses caractéristiques: sec, humide,
argileux, acide, etc.
Préparation du sol
Une fois le site choisi, il est facile de composer un mélange
de semences qui répondra parfaitement aux caractéristiques
de l'endroit. Toutefois, une autre étape cruciale
reste à accomplir: la préparation du sol.
Cette étape vise à assurer le meilleur contact
sol-semences possible, car le succès de l'implantation
de la prairie en dépend. L'objectif est donc de mettre
la terre à nu le plus possible. Si le sol est déjà
à nue, il est important de le préparer malgré
tout en le décompactant le plus possible.
Si l'on dispose d'une petite superficie,
on peut se permettre de détourber entièrement,
ce qui donne les meilleurs résultats. On peut aussi
installer directement au sol une toile de plastique opaque
qui empêchera l'eau et la lumière d'atteindre
la végétation. En laissant cette toile pendant
quelques semaines, on détruit complètement
le gazon ou les végétaux qui étaient
sur place. Il ne reste plus qu'à retourner le sol
avec un motoculteur et le site est fin prêt.
Si la superficie à ensemencer est
plus vaste, on devra recourir à d'autres méthodes.
Plusieurs personnes choisissent de passer le motoculteur
directement sans détruire au préalable la
végétation. Cette méthode peut se faire
de différentes façons. On peut passer une
seule fois et se préparer à semer immédiatement
mais cette technique a le désavantage de ne pas éliminer
les espèces robustes tel que le chiendent qui envahira
par la suite la jeune prairie. On peut aussi passer le motoculteur
à répétition. On le passe une première
fois, puis on attend de une semaine à dix jours le
temps que la croissance des végétaux encore
vivants reprenne ou que les semences ainsi mises à
jours débutent leur germination. Après cette
période d'attente, on passe de nouveau le motoculteur.
On peut répéter cette étape autant
de fois qu'on le désire. Les plus belles surfaces
d'ensemencement préparées avec cette méthode
ont été retournées au moins cinq fois
mais deux à trois retournements donnent aussi de
très bons résultats. Si on n'est guère
pressé par le temps, on peut débuter la préparation
de sa prairie jusqu'à un an à l'avance en
passant le motoculteur périodiquement pour éviter
que la superficie à ensemencer ne soit envahie par
des herbes indésirables.
Afin de s'assurer que la végétation est bien
détruite, certaines personnes préfèrent
l'utilisation préalable d'un herbicide avant de passer
le motoculteur. Si vous choisissez cette option, assurez-vous
d'utiliser un herbicide systémique à faible
rémanence, c'est-à-dire un herbicide dont
les effets s'estompent rapidement. Une des marques les plus
connues de ce genre de produit est le " Roundup ".
Même si ce produit semble relativement peu nocif pour
l'environnement, on doit être très prudent
lorsqu'on l'utilise et ne jamais laisser qui que ce soit,
enfant ou animal, circuler, avant une semaine, sur une surface
traitée. De plus on doit toujours suivre les recommandations
du fabriquant.
En résumé, les choix qui
s'offrent à vous pour la préparation du sol:
Détourber.
Détruire la végétation à l'aide
d'une toile de plastique opaque et motoculter par la suite.
Motoculter de une à plusieurs fois.
Appliquer un herbicide systémique avant de motoculter
de une à plusieurs fois.
Une fois le sol préparé,
il est souhaitable d'éliminer le plus possible les
débris de végétaux, tels que les racines
mortes, les pierres ou tout autre élément
qui pourrait nuire à un bon contact sol-semences.
Ensuite, il est recommandé d'égaliser la surface
au râteau ou avec une chaîne que l'on promène
sur le sol. Bien entendu la qualité de la finition
est directement reliée à la superficie du
terrain. Plus la surface est petite, plus on peut soigner
la finition.
Le semis
Le semis est très certainement l'étape
que tous attendent avec impatience, car c'est à ce
moment que l'on a vraiment l'impression de réaliser
notre prairie sauvage. Toutefois, malgré la hâte
qui vous habite, ne négligez pas les étapes
précédentes.
Préparation du mélange: Une
fois que vous avez obtenu votre mélange de semences,
il faut le préparer en vue du semis. Si vous semez
directement votre mélange sans le préparer
adéquatement, il y a de fortes chances que vous soyez
à court de mélange avant d'avoir parcouru
la totalité de votre superficie. Les graines de prairies
sauvages de qualité coûtent relativement cher,
il faut donc éviter le gaspillage et ne pas sur-ensemencer.
Pour ce faire, vous devez mélanger votre sac de graines
avec un grand volume de sable de construction, de sable
horticole stérilisé ou de brin de scie. On
recommande de mélanger une part de graines avec dix
à quinze parts de sable ou de brin de scie. Ce ratio
peut sembler élevé, mais il est efficace.
N'allez surtout pas utiliser du sable en vrac provenant
d'une carrière car il peut contenir un fort taux
de graines de mauvaises herbes. Il est important de bien
mélanger les graines et le sable afin de distribuer
le plus uniformément possible les semences dans le
mélange. Pour se faire, il est bon d'utiliser deux
chaudières propres et de transvider le mélange
tour à tour dans l'une et l'autre. L'utilisation
du sable, en plus de faire du volume, vous permettra de
savoir où vous en êtes rendus dans votre semis
car le sable est en général plus clair que
le sol.
Semis: Pour réaliser le semis,
vous pouvez utiliser un semoir mécanique ou semer
à la main. Pour de très grandes superficies
ou pour des surfaces à forte pente, l'hydro-ensemencement
peut s'avérer nécessaire. Les semis manuels
donnent de très bons résultats même
avec très peu de pratique, mais ils sont réservés
à de plus petites superficies (habituellement moins
de 1000 m2).
Avant de débuter le semis, divisez
votre mélange préparé en deux parties
égales. Si vous utilisez un semoir mécanique,
ajustez le débit au minimum; il vaut mieux passer
plusieurs fois que de sur-ensemencer une section de la prairie.
N'oubliez pas, encore une fois, qu'un semis de prairie et
un semis de pelouse sont assez différents. Dans une
pelouse, on cherche à obtenir une densité
très élevée de semences alors que dans
une prairie, on cherche à distribuer les semences
de façon plus espacée: les graines que vous
semez sont en majorité des plantes vivaces et non
pas des brins d'herbes!
Pour assurer la meilleure distribution
possible de votre mélange, semez une première
moitié du mélange en parcourant le site dans
un sens seulement par exemple d'est en ouest, semer ensuite
la seconde partie du mélange en parcourant perpendiculairement
votre premier parcours par exemple du nord au sud. Ayez
bien en tête que vous devez distribuer votre mélange
sur l'entièreté du terrain et que la quantité
achetée correspond à votre superficie: dosez
en conséquences.
Compaction: Tel que mentionné
plus haut il est important de favoriser le meilleur contact
sol-semences. Cela a pour but de donner à la graine
le maximum de l'humidité contenue dans le sol et
de lui fournir un substrat de croissance et d'enracinement
qui favorisera la germination. La méthode la plus
efficace est de faire adhérer les graines au sol
. Pour ce faire, râtelez légèrement
le semis (si la superficie le permet) afin de le recouvrir
à peine et compactez le sol à l'aide d'un
rouleau manuel à demi rempli d'eau. Il est important
de rouler par temps sec sur un sol sec sans quoi le sol
et les semences pourraient adhérer au rouleau. On
peut également compacter de petites superficies en
les piétinant légèrement. Pour ce faire
on peut installer des pièces de bois sous ses chaussures
qui feront en quelques sortes office de raquettes. Peut
importe la méthode, le résultat doit être
le même: les semences doivent être bien collées
au sol.
Protection: Plusieurs personnes
s'inquiètent de l'état de vulnérabilité
de leur prairie entre le moment du semis et le début
de la germination. Entre autres choses, les oiseaux qui
viennent manger les graines en préoccupent plus d'un.
Il ne faut surtout pas s'affoler lorsque les oiseaux découvrent
votre semis. Si cela vous semble vraiment un problème
(cela est fort improbable) vous pouvez opter pour un paillis.
Un paillis d'écorce très finement déchiquetée
ou un paillis de lanières de papier journal peut
faire l'affaire. On ne doit jamais utiliser un paillis de
paille car les graines contenues dans la paille sont des
espèces vigoureuses qui pourront facilement germer
et envahir votre prairie. La meilleure méthode pour
faire fuir les oiseaux consiste à installer des assiettes
d'aluminium suspendues à des cordes sur de petits
piquets ou encore, bien entendu, d'avoir un chat qui montera
la garde pour vous!
Arrosage
En réalité, la chose à laquelle
votre prairie sauvage est réellement vulnérable
dans les premières semaines est la sécheresse.
Pour ne pas avoir à arroser, il faut mettre toutes
les chances de son côté et faire participer
la nature. C'est la raison pour laquelle, à l'instar
de la pelouse, les meilleurs moments pour l'implantation
sont le printemps très tôt (vers le moi d'avril),
dès que le sol est travaillable, et l'automne. À
ces périodes, la pluie est plus abondante et répond
aux besoins de la prairie.
Si par malchance le printemps s'avère
sec ou que vous plantez à un autre moment de l'année,
il faut fournir un arrosage supplémentaire. Pour
une germination optimale, il vaut mieux arroser légèrement
mais fréquemment. Rien ne sert d'arroser en profondeur
car il n'y a pas encore de racines dans le sol pour profiter
de cette eau et cela risquerait même de lessiver une
partie des semences particulièrement si le sol est
en pente. S'il pleut à tous les cinq à 6 jours
cela devrait être suffisant. La période sans
pluie peut même s'étirer davantage si le temps
est frais et couvert.
Une fois la germination bien amorcée,
on peut procéder à des arrosages moins fréquents
mais plus longs afin de fournir de l'eau aux racines. Il
est important d'arroser le matin afin de ne pas engendrer
de maladies fongiques qui pourraient compromettre la croissance
des plantules. Il faut bien observer le comportement des
plantules; si elles flétrissent, on doit arroser
le plus tôt possible, car c'est signe qu'elles manquent
d'eau. Des plantules rigides qui ont l'air de bien se développer
ne demandent pas d'arrosages supplémentaires et mieux
vaut ne pas leur fournir de l'eau sans raison afin de stimuler
la croissance des racines en profondeur. Votre prairie sera
ainsi encore plus résistante à la sécheresse.
Une fois bien établie, après
habituellement 6 à 8 semaines, il n'est plus du tout
nécessaire d'arroser votre prairie.
Entretien
L'entretien d'une prairie sauvage est minimal et consiste
à prévenir l'envahissement par les mauvaises
herbes et l'apparition des espèces ligneuses (arbres
et arbustes). Plus la prairie avance en âge, moins
il y a d'entretien à faire. Mais attention! Cela
est vrai s'il s'agit d'un bon mélange de prairie
contenant un maximum de 15% de fleurs annuelles et contenant
au moins 15% de graminées. Soyez sans crainte, les
mélanges d'Indigo respectent toujours ces exigences.
Entretien la première année:
La première année, il est important de bien
arroser pour s'assurer d'une bonne implantation de la prairie.
Les méthodes d'arrosage sont décrites plus
haut.
La plus grande part de l'entretien de première
année consiste à éliminer les mauvaises
herbes. Un sol bien préparé sans apport de
terreau limite déjà grandement la présence
des mauvaises herbes. Le semis printanier est aussi une
bonne façon de s'assurer d'un meilleur contrôle
des mauvaises herbes.
La notion de contrôle est bien importante.
En effet, il s'agit davantage de minimiser l'impact des
mauvaises herbes plutôt que de complètement
les éliminer. Parfois des espèces qui n'étaient
pas dans votre mélange à l'origine peuvent
devenir des ajouts intéressants à votre prairie.
La clé du succès, c'est d'abord et avant tout
de savoir reconnaître les espèces nuisibles.
Parmi les espèces qui nuisent le plus à une
prairie il y a: l'herbe à poux, le chiendent et les
bardanes. Apprenez à les identifier afin de les éliminer
à la main, une par une, avant qu'elles ne montent
en graines. La plupart des herbes indésirables sont
des annuelles. On peut donc ainsi les contrôler efficacement
en empêchant qu'elles ne se reproduisent.
Si le problème de mauvaises herbes
est vraiment trop important pour enlever les espèces
nuisibles à la main, vous pouvez opter pour une tonte
de secours. Cette tonte empêchera les espèces
nuisibles de monter en graines mais vous devrez sacrifier
une partie de la floraison de la première année
si votre mélange contient des annuelles. C'est néanmoins
une solution de secours envisageable. Si vous devez faire
une tonte du genre, assurez-vous que la lame de la tondeuse
est placée le plus haut possible afin de ne pas endommager
vos vivaces outre mesure.
Si seulement une section de votre prairie
est envahie, vous pouvez reprendre cette section soit en
appliquant un herbicide ou en motocultant. Bien entendu,
cette rénovation implique que vous procédiez
à un nouveau semis dans la section en question.
De manière générale,
une bonne préparation du sol vous évitera
bien des problèmes et le contrôle des espèces
nuisibles se fera aisément.
À la fin de la première année,
comme à chaque année, vous devrez procéder
à la fauche annuelle. Il s'agit de tondre la prairie
idéalement avec une tondeuse conçue à
cette fin (il en existe maintenant de nombreux modèles
sur le marché) ou avec votre tondeuse conventionnelle
s'il s'agit d'un modèle robuste et que vous pouvez
élever la lame à au moins 4 pouces. Sinon,
il est possible de faucher votre prairie avec une débrouissailleuse
(on trouve des modèles costauds dans les centres
de location) ou encore à la faux si la perspective
d'un travail physique intense vous convient!
La fauche annuelle doit se faire après
le premier gel de l'automne. On s'assure ainsi que les semences
produites ont atteint leur pleine maturité et cela
a de l'importance dans le maintien d'une prairie en santé
à long terme.
Lors de la fauche annuelle d'une prairie
sauvage en sol sec, il est préférable de laisser
les déchets de tonte sur place. Cela permet aux graines
de se diffuser et de germer le printemps suivant. On doit
toutefois retirer les plants fauchés d'espèces
indésirables si on ne veut pas qu'elles se reproduisent.
Si la prairie contenait un fort taux de mauvaises herbes,
il est préférable de ne pas laisser les déchets
de tonte sur place.
Dans le cas d'une prairie sauvage de type
humide, il est préférable de ne pas laisser
les déchets de tonte, peut importe l'état
de la prairie.
Entretien de deuxième année:
La seconde année, il faut encore une fois éliminer
à la main toutes les espèces annuelles indésirables.
Il devrait y en avoir beaucoup moins. Il faut également
surveiller l'apparition des espèces nuisibles vivaces.
Elles étaient peut être présentes la
première année mais comme elles ne fleurissent
qu'à partir de la seconde année la plupart
du temps, il vous sera plus facile de les reconnaître.
Elles sont doublement redoutables à partir de cette
deuxième année car elles peuvent fleurir et
monter en graines. Procéder comme pour le désherbage
de la première année.
Si des sections de votre prairie ont mal
progressé au cours de la première année,
rénovez-les tel que décrit plus haut.
À l'automne, procédez à
la fauche annuelle.
Entretien de troisième année
et plus tard: L'entretien devrait diminuer considérablement.
Surveillez les mauvaises herbes et éliminez-les.
Si vous vous êtes acquittés de cette tâche
promptement pendant les premières années,
vous ne devriez plus avoir de problèmes de mauvaises
herbes.
Comme toujours, procédez à
la fauche annuelle.
Certaines personnes peuvent opter périodiquement
(tous les trois ans environ) pour un brûlage. Le brûlage
consiste à mettre le feu à sa prairie afin
d'éliminer le chaume et les déchets qui peuvent
s'accumuler au fil des ans. Cela permet également
de stimuler la germination de certaines graines en place
dans le sol. Cette technique est très populaire dans
l'Ouest car elle imite les processus naturels en place dans
les grandes prairies de l'ouest où les feux de broussailles
font parti de l'écologie de cet habitat naturel.
Ici c'est encore une pratique marginale mais ses bénéfices
ne font aucun doute. Si vous souhaitez procéder à
un brûlage, contactez-nous. Nous pourrons vous fournir
plus de détails à ce sujet. N'oubliez pas
qu'il vous faut un permis du service des incendies de votre
municipalités pour procéder à une telle
opération.
En résumé pour l'entretien:
S'assurer que le semis a l'humidité nécessaire.
Surveiller la présence de mauvaises herbes et éliminez-les
le plus tôt possible.
Procéder à une fauche annuelle.
Votre prairie deviendra un véritable
milieu naturel en soi. Dès la troisième année,
il se crée un équilibre entre les espèces
et cet écosystème devient pratiquement autonome.
Ne l'abandonnez pas pour autant car en arrêtant de
la faucher annuellement vous ouvrirez la porte aux espèces
ligneuses et votre prairie deviendra une friche broussailleuse
ou même une forêt dans l'espace de quelques
années seulement!
Les prairies sauvages sont des milliers
de fois plus valables pour l'environnement que les pelouses
qu'elles remplacent souvent. Il s'agit d'un choix écologique
et esthétique car toutes les espèces à
fleurs présentes dans votre mélange offriront
une symphonie de couleurs pendant des années et des
années à venir.
L'établissement d'une prairie sauvage
de qualité demande une certaine patience, car les
résultats ne sont réellement appréciables
qu'après trois ans, mais au bout de cette période
vous serez comblés par le chant des oiseaux et le
vol des papillons que vous pourrez enfin observer calmement
alors que quelques années auparavant vous deviez
certainement passer la tondeuse semaine après semaine
à ce même endroit!
Bravo pour votre choix d'une prairie sauvage
Indigo! Nous espérons que vous en profiterez pendant
de très nombreuses années!
Si toutefois un problème survenait
ou que vous aviez des questions à propos de votre
prairie, n'hésitez pas à communiquer avec
nous, il nous fera toujours plaisir de vous renseigner.
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